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Le Monde Marketing

Étude de cas · Patients en réseau (Mon réseau® Cancer Gynéco)

« Mon réseau® Cancer Gynéco » : un réseau social pour briser l’isolement des patientes

Le 8 mars 2019, l’association Patients en réseau lance un réseau social dédié aux femmes atteintes d’un cancer gynécologique et à leurs proches. Comment une association peut-elle faire connaître un service et lever un tabou sur un sujet aussi intime ?

Marque
Patients en réseau (Mon réseau® Cancer Gynéco)
Secteur
Santé et associatif
Année
2019
Niveau
Lycée (STMG)

Notions Campagne de sensibilisationÉvénementielCibleProposition de valeurStorytelling

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Contexte

Chaque année en France, selon l’article, 15 500 femmes sont touchées par un cancer gynécologique et 1 100 n’y survivent pas. Le sujet reste tabou : honte, gêne et préjugés éloignent de nombreuses femmes des consultations. D’après l’Institut National du Cancer, 90 % des cancers du col de l’utérus pourraient être évités par un frottis tous les trois ans, mais 40 % des Françaises ne font pas cet examen ; seules 21,4 % des jeunes filles étaient vaccinées contre les papillomavirus en 2017.

L’association Patients en réseau a déjà créé « Mon réseau® cancer du sein » et « Mon réseau® cancer du poumon ». Elle lance « Mon réseau® Cancer Gynéco » (MRCG), alors que le Gouvernement envoie des courriers pour un dépistage gratuit.

Cible

Le cœur de cible est explicitement constitué des patientes atteintes d’un cancer gynécologique et de leurs proches, qui ont besoin d’informations, d’échanges et de soutien, notamment avec le développement de l’ambulatoire et des traitements par voie orale.

En cible secondaire, l’article évoque les professionnels de santé et les associations, auxquels le réseau facilite l’accès. Le lancement semble aussi viser plus largement les femmes non malades, que l’initiative peut sensibiliser à l’importance des examens réguliers, ainsi que les médias, mobilisés par la date symbolique du 8 mars.

Objectifs

Selon l’article, le réseau social poursuit plusieurs objectifs :

  • permettre aux patientes et à leur entourage de partager leurs expériences et de sortir de l’isolement ;
  • donner accès à des informations pratiques et scientifiques sur la maladie et les traitements ;
  • faciliter le contact avec les professionnels et les associations, et informer des événements, conférences et ateliers de proximité ;
  • améliorer la qualité de vie des malades pendant et après la maladie ;
  • contribuer à lever le tabou qui entoure ces cancers.

Le dispositif

Un événement de lancement le 8 mars 2019, journée des droits des femmes, de 11 h 30 à 13 h 30, au Pavillon Rose de La Roche-Posay, centre thermal de référence pour les patients souffrant de séquelles des traitements contre le cancer.

Des témoignages y sont présentés :

  • Fanny, membre de MRCG, à qui l’on a annoncé un cancer du col de l’utérus à 31 ans ;
  • Julie, créatrice des Franjynes, alternatives à la perruque ;
  • Lili Sohn, autrice de « Vagin Tonic ».

Des prises de parole d’experts appuient le projet : Laure Guéroult-Accolas, initiatrice du réseau, et Catherine Uzan, cheffe de service à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Le choix d’une date symbolique, d’un lieu lié au cancer et de récits personnels donne au lancement une forte charge émotionnelle et facilite sa reprise par les médias.

Résultats

L’article étant publié avant le lancement, aucun résultat n’est disponible : le nombre d’inscrites, la fréquentation de l’événement ou les retombées médiatiques n’ont pas été communiqués. L’auteur se contente d’espérer la réussite de l’initiative.

Pistes d’indicateurs :

  • nombre d’inscriptions sur le réseau (patientes et proches) ;
  • nombre de messages et d’échanges publiés ;
  • taux de membres actifs dans le temps ;
  • nombre de participants aux ateliers et événements relayés ;
  • retombées dans la presse autour du 8 mars ;
  • satisfaction des membres mesurée par questionnaire.

Analyse : ce qu'il faut retenir

1. Une proposition de valeur fondée sur un besoin réel. Le réseau répond à un manque identifié : isolement accru par l’ambulatoire, difficulté d’accès à l’information, tabou. Un service est d’autant plus adopté qu’il résout un problème clairement ressenti.

2. Le témoignage comme levier de sensibilisation. Les récits de Fanny, Julie ou Lili Sohn incarnent le message. Le storytelling rend un sujet difficile plus accessible et favorise l’identification.

3. Un événement pensé pour être visible. Le 8 mars, journée des droits des femmes, offre un moment d’attention médiatique ; le lieu choisi renforce la légitimité. C’est une logique d’événementiel au service d’une cause.

4. La crédibilité par l’expérience et les experts. L’association s’appuie sur ses précédents réseaux et sur des médecins reconnus, ce qui rassure la cible.

Questions

  1. Présentez l’association à l’origine du projet et le service qu’elle lance.
  2. Relevez les données qui montrent l’ampleur du problème et le tabou qui l’entoure.
  3. Identifiez la cible principale et les besoins auxquels le réseau social répond.
  4. Expliquez les choix faits pour l’événement de lancement (date, lieu, intervenants).
  5. Proposez des actions de communication pour faire connaître le réseau dans les mois suivant son lancement.
Afficher le corrigé
  1. Patients en réseau, association déjà à l’origine de « Mon réseau® cancer du sein » et « Mon réseau® cancer du poumon ». Elle lance « Mon réseau® Cancer Gynéco », réseau social pour les femmes atteintes d’un cancer gynécologique et leurs proches.
  2. 15 500 femmes touchées par an en France, 1 100 décès ; 90 % des cancers du col évitables par un frottis tous les trois ans, mais 40 % des Françaises ne le font pas ; 21,4 % des jeunes filles vaccinées contre les papillomavirus en 2017. Tabou : honte, gêne, préjugés, maladies touchant l’intime et la sexualité.
  3. Cible : les patientes et leurs proches. Besoins : sortir de l’isolement, échanger avec des personnes qui comprennent, obtenir des informations pratiques et scientifiques, accéder aux professionnels et aux associations, connaître les événements, améliorer sa qualité de vie.
  4. Date : le 8 mars, journée des droits des femmes, moment symbolique et médiatique. Lieu : le Pavillon Rose de La Roche-Posay, centre thermal de référence pour les séquelles des traitements contre le cancer. Intervenants : patientes et créatrices qui témoignent (identification, émotion) et experts (crédibilité).
  5. Exemples : partenariats avec des hôpitaux et des gynécologues pour présenter le réseau aux patientes ; relations presse et présence sur les réseaux sociaux grand public ; témoignages vidéo ; participation aux campagnes de dépistage. Les actions doivent rester respectueuses du caractère intime du sujet.

Étude rédigée par Le Monde Marketing d'après l'article « « Mon réseau® Cancer Gynéco » : le réseau social des femmes victimes d’un cancer gynécologique et leurs proches » (27 février 2019). Libre d'utilisation en classe, avec mention de la source.

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