Les cancers gynécologiques sont un véritable fléau. Chaque année en France, 15 500 femmes sont décelées positives à cette maladie et 1100 d’entre elles n’y survivent pas.
Le 8 mars 2019, journée des droits des femmes, l’association « Patients en réseau » lancera l’initiative « Mon réseau® cancer Gynéco » (MRCG), réseau social dédié aux patientes atteintes d’un cancer gynécologique et à leurs proches.
L’évènement aura lieu de 11h30 à 13h30 au Pavillon Rose de La Roche Posay (86270), centre thermal de référence dans la prise en charge des patients souffrants de séquelles des traitements contre le cancer.

Un soutien de taille

A cette occasion, des témoignages de femmes seront présentés, comme celui de                                       Fanny, membre de MRCG qui racontera son histoire : « Lorsqu’à 31 ans on m’a annoncé que j’avais un cancer du col de l’utérus, j’ai été coupé dans mon élan frénétique d’activités. On m’a proposé un protocole européen, peu mis en place en France, afin de préserver ma fertilité. Grâce à MRCG, les innovations médicales seront plus facilement visibles et donc accessibles ».

On retrouvera également celui de Julie, créatrice des Franjynes – alternatives à la perruque – et Lili Sohn auteur de Vagin Tonic.

L’association « Patients en réseau » était déjà à l’origine des projets « Mon réseau® cancer du sein » et « Mon réseau® cancer du poumon ».
Cette fois-ci, cette nouvelle opération a pour but de permettre aux femmes atteintes d’un cancer gynécologiques et à leur entourage, de partager leurs expériences, de trouver des informations pratiques et scientifiques mais également de sortir de l’isolement et trouver du soutien. Elle facilite également l’accès aux professionnels et aux associations et permet de prendre rapidement connaissance des évènements, conférences et ateliers de voisinage. Enfin, elle tend à améliorer la qualité de vie et le bien-être des malades pendant et après cette lourde épreuve.

Laure Guéroult-Accolas, initiatrice de Mon réseau® Cancer Gynéco déclare : « Mon réseau Cancer Gynéco permet aux patientes et à leurs proches d’accéder plus facilement aux informations sur la maladie, les traitements, comment vivre avec mais surtout d’échanger avec des personnes qui vous comprennent. Avec le développement de l’ambulatoire et des thérapies orales, ce besoin de communication est d’autant plus crucial pour limiter le sentiment d’isolement des patientes. A cela, s’ajoute le tabou qui persiste autour de ces maladies qui touchent l’intime des femmes et leur sexualité ».

 

Un tabou à éradiquer

Comme la plupart des problèmes qui touchent à l’intimité de la femme, le cancer gynécologique fait partie de ces tabous contre lesquels il faut lutter. Beaucoup trop ont honte, sont gênées ou sont victimes de préjugés. De là, elles évitent à tout prix les consultations chez le gynécologue.
Selon l’Institut National du Cancer, 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités avec un frottis tous les 3 ans. Pourtant, 40% des françaises ne font pas cet examen. Aussi, il a été démontré que trop peu de jeunes filles étaient vaccinées contre les Human Papillomavirus : 21,4% en 2017 seulement.

Le Gouvernement a décidé de mettre en place mi-février une opération qui consiste à envoyer aux françaises un courrier pour un dépistage gratuit : « Plan cancer 2014-2019 ». Le but étant de généraliser le dépistage par frottis du cancer du col de l’utérus pour 17 millions de femmes entre 25 et 65 ans.

Une belle initiative au service des femmes

« Les associations de patientes ont énormément œuvré pour aider à mieux connaitre et à aider les patientes atteintes de cancer du sein. Il est temps de faire le même travail essentiel pour les cancers gynécologiques. Partager avec d’autres patientes, c’est sortir de son isolement face à la maladie », Catherine Uzan, chef du service de chirurgie et cancérologie gynécologique et mammaire Hôpital de La Pitié Salpêtrière.

Ce nouveau réseau social semble être un excellent moyen de sensibiliser les femmes à l’importance de faire régulièrement des examens pour limiter les risques de cancer ou déceler rapidement d’éventuels problèmes.
Elles pourront s’exprimer librement à ce sujet et partager leurs expériences pour enfin sortir du silence. Nous ne pouvons qu’espérer la réussite d’une telle initiative.

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