Veet met fin au diktat de l’épilation dans une campagne féministe

On s’épile ou on s’épile pas ? La question que Veet pose sur ses réseaux sociaux offre à la marque une image féministe et résolument moderne. Mais c’est aussi une occasion de se racheter de ses précédentes campagnes.

Du sexisme ordinaire…

Entre l’apologie du rasage en 2011 avec « Mon minou tout doux » et le slogan très controversé de 2014 « Don’t Risk Dudeness », expliquant qu’une femme non épilée se transforme en homme, Veet a multiplié les faux pas.

En effet, avec le mouvement féministe qui s’intensifie et les femmes qui prennent conscience que leur corps leur appartiennent, l’épilation obligatoire fait débat. La liberté, l’émancipation et l’assurance sont les moteurs d’une nouvelle génération qui compte faire évoluer les mentalités.

Avec ces changements, prôner l’épilation et dénigrer celles qui n’y ont pas recours font de Veet une marque engluée dans la tradition sexiste.

Mais alors comment une marque comme Veet peut vanter ses produits sans, par la même occasion, vanter l’épilation ?

…au féminisme

En laissant le choix ! La réponse peut paraître simple et pourtant…

Avec cette nouvelle campagne, Veet se range du côté des femmes. La marque ne s’impose plus mais offre ses services. Elle invite même à la discussion avec le #ParlonsPoils où tout le monde peut échanger sur les parties du corps qu’il souhaite épiler ou pas et pourquoi.

Le but de Veet est de se tourner vers ses clients. « Vos poils donc Vos choix », « Vous décidez et Veet vous accompagne », la marque s’adresse directement à eux, leur donne le contrôle et se positionne comme une amie, un soutien.

Son site web est également développé dans ce sens, avec un guide des produits, des tutos et des conseils d’utilisation.

Veet s’est donc convertie vers l’humain, préférant la communication horizontale à la prescription verticale.

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