En représentant 40% de leurs voyageurs, les jeunes sont les premiers utilisateurs de Ouibus, filiale du Groupe SNCF qui exploite depuis 2012 un réseau de lignes d’autocars longue distance en France et en Europe. Pour la rentrée, la marque, accompagnée par l’agence Buzzman, tente de s’adresser à sa cible privilégiée par le biais de Martine, une mère poule qui se lance sur les réseaux de façon plus ou moins pertinente.

Ouiboost, une offre commerciale nécessaire pour Ouibus

La demande était trop forte pour que la marque l’ignore plus longtemps. Ouibus lance en cette rentrée 2018 sa carte Ouiboost : une carte entièrement digitale qui permet aux 12-25 ans de bénéficier d’une remise de 25% sur tous leurs trajets en France et en Europe. « Pour les jeunes, le prix est un critère essentiel, qui fait toute la différence sur un marché aussi concurrentiel que le nôtre. En leur offrant des prix encore plus petits, Ouiboost permettra de fidéliser cette cible, qui avait exprimé une forte demande pour une carte jeune », explique Sylvain Gaboriaud, directeur commercial et marketing de Ouibus.

Sûre de son produit, Ouibus cherche en cette rentrée à attirer l’attention de sa cible via une campagne 100% réseaux sociaux, en totale cohérence avec la dématérialisation de son offre, mais nous surprend en donnant la parole à Martine, une maman un peu dépassée par l’éloignement de son fils Théo.

Une mère poule, des réseaux sociaux, la rentrée : un cocktail un peu simpliste ?

C’est un leitmotiv de la rentrée : les jeunes étudiants prennent leur envol, au grand désarroi de leurs mamans qui se montrent parfois un peu intrusives dans la nouvelle vie de leur progéniture. C’est pourtant (et étonnamment) l’angle emprunté par la marque qui, pour s’adresser à sa cible, laisse à Martine (ça ne s’invente pas !) la parole sur ces propres réseaux sociaux. Jusqu’au mois d’Octobre, les 12-25 pourront ainsi visionner toute une série de courtes vidéos drôles mais pour le moins intrusives sur les comptes de la marque.

 

Doivent-ils s’en réjouir ? Rien n’est moins sûr. Si le concept de la campagne semble bien ficelé, force est de constater qu’il nous laisse un peu sur notre faim. La rentrée, les mamans déconnectées, les réseaux sociaux… Il semble que Ouibus ait joué la carte de la sécurité tout en essayant d’amuser sa cible, sans y parvenir. Si on s’attache facilement à Martine, l’accumulation de clichés (jusque dans le prénom du personnage) altère légèrement l’efficacité d’une campagne pleine de bonnes intentions. Et alors que Ouiboost aurait facilement tendance à nous inspirer des envies de liberté, on se sent un peu pris au piège. Entre le contre-pied et le contre-message, notre cœur balance.

Autres termes recherchés :

About Author

Leave A Reply