100% des femmes ont été victimes au moins une fois de harcèlement dans les transports en commun. 40% des femmes ont déjà renoncé à fréquenter certains lieux suite à des actions de harcèlement. Parmi les femmes de 18 à 29 ans, 25% déclarent avoir peur dans la rue. Le harcèlement existe. Et ce n’est pas une nouvelle. Pour autant, alors qu’il est largement relayé par les médias, particulièrement ces derniers mois avec les affaires Weinstein et BalanceTonPorc, il reste difficile à dénoncer. Alors, pour la journée de la femme, les médias se mobilisent et taquinent leurs lecteurs pour les sensibiliser à la cause.

Une campagne digitale intrusive et engageante

A l’origine de l’opération, un collectif composé de « Stop harcèlement de rue », « Les Effronté es » et « Paye Ta Schnek », trois associations qui luttent au quotidien contre le harcèlement fait aux femmes. Pour servir leur cause et leur donner de la voix, l’agence Ogilvy Paris a imaginé une campagne fondée sur l’intrusion et s’est entourée de médias partenaires pour relayer l’information.

C’est ainsi que du 7 au 8 Mars, les hommes qui consulteront les sites de Libération, Konbini, SoFoot, GQ, L’Express et BFM seront confrontés à une bannière publicitaire construite en cascade. Alors que la première bannière demande le « 06 » de l’internaute, la deuxième qui apparait alors qu’on essaie de fermer la première, se fait plus insistante avec le message « Fais pas ton relou » avant de laisser la place à une troisième « Tu dis non mais t’en as envie ». Ce n’est qu’après ces trois étapes que le véritable message de la campagne se révèle : “Vous venez de vivre ce que 100% des femmes ont déjà vécu dans les transports en commun“.

Harceler pour mieux sensibiliser

« Grâce à ce dispositif, le harcèlement publicitaire permet d’entrevoir et de prendre conscience de la réalité du harcèlement sexiste », commente Claire Ludwig, chargée de communication du mouvement Stop Harcèlement. En effet, la campagne, volontairement offensive, invite à l’expérimentation : celle de l’insistance. En faisant sa place dans des pratiques quotidiennes aussi basiques que le fait de consulter les nouvelles sur son smartphone et en s’imposant contre la volonté de l’internaute, l’opération utilise les codes du sujet qu’elle dénonce et fait mieux qu’informer, elle crée le malaise.

C’est tout simple. Aussi simple que le fait de comprendre qu’un “non” est un “non”.

Pour rejoindre le mouvement, il vous suffit de tweeter avec le hashtag #NonCestNon.

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