6 jours se sont écoulés depuis le coup de théâtre de Banksy, qui a choqué ou émerveillé -c’est selon- le monde en détruisant devant un public médusé sa toile « La fille au ballon », vendue quelques instants auparavant 1 million d’euros lors d’une vente aux enchères. L’artiste, connu pour son engagement anticapitaliste et ses coups d’éclats, maitrise en effet avec brio l’art de faire parler de lui ! Une aubaine pour certaines marques qui se sont illico emparés du phénomène pour faire la même chose : pas sûr que le message soit tout à fait similaire cependant.

Des détournements drôles et efficaces

Il n’aura pas fallu longtemps aux marques pour reprendre un concept aussi inexplicable que génial. Quelques jours seulement après la fameuse vente aux enchères, largement relayée dans les médias, celles-ci s’emparent du phénomène Banksy pour faire également parler d’elles.  FONCIA, IKEA, Interflora, Perrier, Lidl et même Macdonald’s ont ainsi fait preuve d’une réactivité remarquable et osent prendre la parole sur un sujet dont tout le monde parle, sans vraiment le comprendre. Nourries d’une bonne dose d’humour, les différentes créations, relayées via les réseaux sociaux des marques font en effet sourire et se font facilement remarquer!

®FONCIA

®IKEA

®MacDonalds

®LIDL IRELAND

®INTERFLORA

 

Entre opportunisme et hommage….

Si la prise de parole tient beaucoup de l’opportunisme, et sûrement un peu de l’hommage à ce formidable coup de pub qui détrône les plus gigantesques stratégies de communication, elle peut être également à contre-sens, voire dangereuse. En effet, on peut facilement s’étonner de voir que Macdonald’s s’empare du phénomène Banksy alors que le message premier est justement une critique ouverte au capitalisme. Mais qui aujourd’hui peut se targuer d’avoir vraiment compris le geste de l’artiste, empreint de malice et de mystère ? Et c’est justement cette complexité qui permet de prendre la parole sans prendre de risque. Les différentes créations, relayées via les réseaux sociaux des marques font en effet sourire sans s’engager directement, si ce n’est sur la valeur de leurs produits, élevés pour l’occasion au statut d’œuvres d’art, ou en tout cas dignes de passer à la postérité. Si la forme est habilement reprise pour marquer les esprits et profiter d’un buzz qui attire forcément l’attention vers la marque, le fond, quant à lui, laisse le champ libre à notre imagination. C’est plutôt malin, non ?

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