#DetoxDating : Un mouvement pour des applis de rencontres plus respectueuses de leurs utilisateurs

Le saviez-vous ? 65% des utilisateurs d’applications de rencontres s’inscrivent en espérant trouver l’amour. Et pourtant, 39% seulement des utilisateurs en sont satisfaits. Pire, 57 % n’ont jamais eu de rendez-vous dans la vraie vie grâce à ces plateformes. La promesse d’une appli de dating, c’est de faire des rencontres. Or, aujourd’hui, il y a un vrai problème de cohérence entre ce que promettent ces applications et la réalité. Les célibataires qui s’inscrivent sur ces applications, notamment celles se rémunérant au temps d’usage (c’est-à-dire au temps passé, que ce soit via un abonnement ou en vous affichant des pubs et non au résultat, c’est-à-dire au service rendu), ignorent qu’elles mettent en place des mécanismes d’addiction dans le but de les rendre accro à leurs services. Elles les laissent éternellement et insidieusement célibataires pour maximiser ainsi leurs revenus.

C’est la raison pour laquelle l’app de dating Abricot, lance #DetoxDating, un mouvement qui veut militer pour des applis plus respectueuses de leurs utilisateurs. Pour ce faire, cette application gratuite lancée en 2017 et qui est l’une des rares à n’utiliser ni le swipe, ni le chat, a lancé une pétition demandant aux applis de rencontre se rémunérant au temps d’usage qu’elles informent clairement leurs utilisateurs des mécanismes d’addiction qu’elles mettent en place, et des effets néfastes que ces mécanismes peuvent avoir sur la santé de leur utilisateurs.

« Les applications de rencontres se rémunérant au temps d’usage étant basées sur les mêmes mécanismes et comportant les mêmes risques d’addiction que les jeux d’argent et de hasard, nous demandons à ce que le devoir d’information et de prévention, en vigueur dans le décret n° 2010-624 du 8 juin 2010 pour les jeux d’argent et de hasard, soit étendu aux applications de rencontres ».

Les mécanismes d’addiction les plus utilisés par ces applications de rencontre payantes sont tout d’abord le paradoxe du choix (décrit dans le livre de Barry Schwartz qui nous explique que la multitude de possibilités nous paralyse.) Mais le plus connu est celui de la récompense aléatoire conceptualisé par le psychologue B.F. Skinner dans les années 50. La recherche montre que le corps sécrète d’importantes quantités de dopamine (la molécule responsable du plaisir et de l’addiction) quand le cerveau s’attend à une récompense. Quand cette récompense devient aléatoire, cela multiplie le plaisir et donc l’addiction. Ce côté « aléatoire » est mis en scène par les applications de rencontres, vous récompensant de nombreuses fois au début de votre inscription en vous proposant des profils très attractifs, puis en les rendant de plus en plus rares, afin de vous frustrer, de vous faire swiper toujours plus et donc de vous rendre addict. C’est exactement le même principe qui est appliqué aux machines à sous où, même quand on gagne on veut rejouer pour voir si on peut gagner de nouveau. Mais c’est bien connu, au casino, la banque gagne toujours !

Dans les applications de rencontres, ces deux mécanismes sont représentés par des fonctionnalités pernicieuses comme : swipe infini, match aléatoire, notifications incessantes, possibilité d’accumuler les matchs, monnaie virtuelle. Les applications de dating s’inspirent directement des machines à sous et leur usage n’est pas sans conséquences directes pour votre santé, votre vie sociale ou amoureuse tant il est difficile de décrocher.

#DetoxDating site de rencontre pétition
  • Fear Of Missing Out : La FOMO, dépeint une anxiété basée sur la peur de « manquer quelque chose ». Sur les apps de rencontres à abonnements, l’utilisateur peut balayer les profils à l’infini, il y en aura toujours, ce qui cause une inquiétude irrationnelle et un phénomène de « toujours plus » traduit par la peur de rater un profil attrayant. Et si le suivant était le bon ?
  • Online dating anxiety disorder : Il est par ailleurs reconnu que les sites et applications de rencontres sont générateurs de stress intense et d’anxiété. L’addiction va jusqu’à retirer le plaisir qu’ils ont de rencontrer quelqu’un, les faisant espérer qu’il y a certainement mieux ailleurs, à un ou deux clics près.
  • Perte de confiance en soi : Une étude américaine portant sur les effets psychologiques des applis de dating sur leurs utilisateurs a mis en évidence le fait que les utilisateurs de Tinder avaient beaucoup moins confiance en eux et étaient moins satisfaits de leur apparence (source) Etc.

« Chez Abricot, nous ne détestons pas le numérique, bien au contraire. Pour nous c’est une révolution incroyable. Mais nous nous battons pour que la technologie soit utile à l’humain, nous nous battons contre la solitude connectée. Pour cela, nous avons créé une application de rencontres détox. Une appli qui met la technologie au service des célibataires. Vous ne trouverez chez Abricot aucun mécanisme d’addiction. Nous avons purifié l’expérience pour en garder l’essence : des rencontres de qualité, en chair et en os. Et la preuve ultime que nous n’avons pas pour objectif de rendre captif nos membres : ils nous paient à la satisfaction », Antoine Géraud, co-fondateur d’Abricot

Rejoignez le mouvement #DetoxDating
Signez la pétition pour que les applis de rencontres informent qu’elles utilisent des mécanismes d’addiction toxiques
Partagez le manifesto vidéo d’Abricot

Leave a Reply

Your email address will not be published.

fr Français
X